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DPE 2027 en copropriété : quelles nouvelles informations à partir du 1er janvier ?

📅 13/08/2026 • 🕘 17 min de lecture • Judeximmo Conseil

Actualité réglementaire : arrêté du 11 juin 2026 publié au Journal officiel du 13 août 2026 — entrée en vigueur le 1er janvier 2027.

Le DPE 2027 en copropriété comportera de nouvelles informations sur les énergies renouvelables, le système de chauffage, la climatisation et certaines capacités énergétiques propres aux bâtiments collectifs.

L’arrêté du 11 juin 2026, publié au Journal officiel du 13 août 2026, modifie l’arrêté du 31 mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique des bâtiments ou parties de bâtiments à usage d’habitation en France métropolitaine. Ses nouvelles dispositions entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

Le changement ne se limite pas à une nouvelle présentation graphique. Le futur DPE doit apporter davantage d’informations permettant de comprendre la manière dont le bâtiment produit, consomme et pourrait adapter son énergie. Pour les copropriétés, les données relatives à la durée de vie du chauffage, au fonctionnement à basse température et à la flexibilité énergétique peuvent devenir particulièrement utiles avant l’élaboration d’un programme de rénovation.

Le texte introduit également la mention A0 pour certains bâtiments ou logements considérés comme « à émissions nulles ». Cette mention répond à des conditions spécifiques et ne doit pas être confondue avec une simple nouvelle appellation de tous les logements classés A.

Pour le conseil syndical, l’enjeu sera double : comprendre les nouvelles informations du DPE et vérifier qu’elles sont cohérentes avec les équipements réels, les études énergétiques, les devis et les travaux proposés à l’assemblée générale.

À retenir

  • Les nouvelles informations du DPE s’appliqueront à compter du 1er janvier 2027.
  • Le DPE identifiera davantage la production d’énergie renouvelable sur site et sa part dans la consommation finale.
  • Il précisera la source énergétique principale du bâtiment ou du logement.
  • Il intégrera une évaluation de la durée de vie restante du chauffage et, le cas échéant, de la climatisation.
  • Pour les bâtiments collectifs, il renseignera certaines capacités de flexibilité énergétique et de fonctionnement du chauffage à basse température.
  • La nouvelle mention A0 sera réservée aux bâtiments ou logements remplissant les conditions fixées par le texte.

1. Pourquoi le DPE évolue-t-il à nouveau en 2027 ?

Le diagnostic de performance énergétique est progressivement devenu un document central de la politique de rénovation des bâtiments. Il ne sert plus uniquement à informer un acquéreur ou un locataire sur une consommation conventionnelle.

Il peut désormais intervenir dans plusieurs décisions ou démarches :

  • vente ou location d’un logement ;
  • élaboration d’un DPE collectif ;
  • préparation d’un projet de plan pluriannuel de travaux ;
  • définition d’un programme de rénovation énergétique ;
  • comparaison de scénarios de travaux ;
  • recherche d’aides ou de financements ;
  • information des copropriétaires avant une assemblée générale.

L’évolution française s’inscrit également dans la mise en œuvre de la directive européenne du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments. Cette directive renforce notamment la notion de bâtiment à émissions nulles, la place des énergies renouvelables et le niveau d’information associé aux certificats de performance énergétique.

L’arrêté publié en août 2026 adapte le contenu du DPE français à cette évolution. Il apporte des informations supplémentaires sans transformer le DPE en audit énergétique complet ou en étude de maîtrise d’œuvre.

Le DPE 2027 restera un diagnostic. Les nouvelles données amélioreront la lecture du bâtiment, mais elles ne remplaceront pas les études techniques détaillées nécessaires avant des travaux importants.

2. À partir de quelle date les nouvelles règles s’appliquent-elles ?

L’arrêté du 11 juin 2026 a été publié au Journal officiel du 13 août 2026. Son entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2027.

Cette date doit être distinguée de la date de publication du texte :

Date Événement Conséquence
11 juin 2026 Date de signature de l’arrêté Le texte est adopté mais pas encore publié.
13 août 2026 Publication au Journal officiel Le texte devient officiellement accessible.
1er janvier 2027 Entrée en vigueur des nouvelles dispositions Les nouveaux DPE doivent intégrer les informations prévues par l’arrêté.

Les DPE antérieurs deviennent-ils automatiquement caducs ?

La seule entrée en vigueur d’un nouveau modèle d’information ne permet pas de conclure que tous les DPE antérieurs cessent automatiquement d’être valables au 1er janvier 2027.

Pour apprécier un DPE déjà établi, il faut notamment vérifier :

  • sa date de réalisation ;
  • sa durée de validité propre ;
  • les règles applicables lors de son établissement ;
  • l’existence éventuelle de dispositions transitoires ;
  • l’usage concret qui doit en être fait en 2027.

Un DPE peut également rester juridiquement valide tout en étant devenu moins pertinent pour préparer des travaux, notamment si les équipements du bâtiment, les prix ou les scénarios techniques ont changé.

3. Quelles nouvelles informations apparaîtront dans le DPE ?

Le nouveau contenu permet une lecture plus détaillée de la situation énergétique du bâtiment ou du logement.

Information À partir du 1er janvier 2027 Intérêt pour la copropriété
Production renouvelable sur site Identification et quantification plus précises Mesurer la contribution réelle de l’autoproduction
Part des énergies renouvelables Part dans la consommation finale Comprendre la dépendance aux autres sources d’énergie
Source énergétique principale Information explicitée Identifier l’énergie dominante du bâtiment
Chauffage Évaluation de la durée de vie restante Anticiper un remplacement ou une rénovation
Climatisation Durée de vie restante lorsqu’elle existe Programmer les futurs besoins d’investissement
Flexibilité énergétique Information renforcée pour les bâtiments collectifs Apprécier la capacité du bâtiment à adapter certains usages
Fonctionnement à basse température Capacité du système de chauffage collectif renseignée Éclairer certains projets de rénovation ou de changement de générateur
Mention A0 Identification de certains bâtiments ou logements à émissions nulles Distinguer les biens remplissant les conditions définies par le texte

Ces informations ne devront pas être lues isolément. Par exemple, la durée de vie restante d’un chauffage n’a pas la même portée selon l’état du réseau, l’isolation du bâtiment, la température de fonctionnement et le coût de remplacement.

4. Énergies renouvelables : que devra désormais préciser le DPE ?

Le DPE 2027 identifiera plus précisément la production d’énergie renouvelable sur site et la part qu’elle représente dans la consommation finale.

Le texte vise notamment les équipements ou sources suivants :

  • pompes à chaleur ;
  • géothermie ;
  • chauffe-eau thermodynamiques ;
  • installations photovoltaïques ;
  • solaire thermique ;
  • chauffage au bois ;
  • réseau de chaleur ou de froid efficace ;
  • éoliennes ;
  • cogénération.

Présence d’un équipement ne signifie pas autonomie énergétique

Une installation photovoltaïque en toiture, une pompe à chaleur ou un raccordement à un réseau de chaleur ne suffit pas à conclure que le bâtiment fonctionne principalement grâce aux énergies renouvelables.

Il faut distinguer :

  • l’existence de l’équipement ;
  • sa production réelle ou conventionnelle ;
  • l’énergie effectivement consommée par le bâtiment ;
  • la part renouvelable dans la consommation finale ;
  • les autres sources utilisées en complément.

Pour un conseil syndical, cette information peut être utile lorsqu’un prestataire propose une installation renouvelable en promettant une réduction importante des consommations. Le DPE peut fournir un point de repère, mais le projet doit ensuite être confirmé par une étude technique et économique adaptée.

5. Chauffage et climatisation : pourquoi leur durée de vie restante devient-elle importante ?

Le DPE intégrera une évaluation de la durée de vie restante du système de chauffage et, lorsqu’il existe, du système de climatisation.

Cette information peut devenir particulièrement utile dans les copropriétés disposant d’une installation collective ancienne.

Elle permettra notamment de poser plus tôt les questions suivantes :

  • le remplacement doit-il être prévu dans les prochaines années ?
  • une réparation lourde reste-t-elle économiquement cohérente ?
  • faut-il intégrer le système au projet de plan pluriannuel de travaux ?
  • un changement d’énergie est-il envisageable ?
  • les réseaux existants sont-ils compatibles avec un nouveau générateur ?
  • le fonds de travaux est-il suffisant pour anticiper l’investissement ?

Cette donnée ne constitue toutefois pas une garantie de fonctionnement jusqu’à une date précise. Elle doit être rapprochée de l’entretien, de l’historique des pannes, du contrat d’exploitation et d’une éventuelle étude de remplacement.

Lorsque des travaux importants sont envisagés, le fonds travaux de la copropriété et le calendrier des appels de fonds doivent être analysés en même temps que la durée de vie estimée des équipements.

6. Basse température et flexibilité : que faut-il comprendre en copropriété ?

Pourquoi le fonctionnement à basse température compte-t-il ?

Pour les bâtiments collectifs, le DPE devra renseigner certaines capacités du bâtiment et du système de chauffage en matière de fonctionnement à basse température.

Cette information peut être utile lorsqu’une copropriété envisage de modifier son générateur de chaleur, notamment dans un projet comprenant une pompe à chaleur ou un réseau de chaleur fonctionnant avec des températures plus faibles.

Le système ne se résume pas à la chaudière

La capacité à fonctionner à basse température dépend de plusieurs éléments :

  • niveau d’isolation du bâtiment ;
  • dimensionnement des radiateurs ou émetteurs ;
  • état du réseau de distribution ;
  • températures nécessaires pour atteindre le confort attendu ;
  • équilibrage hydraulique ;
  • production d’eau chaude sanitaire ;
  • conditions climatiques ;
  • régulation du système.

Une information favorable dans le DPE ne dispense donc pas d’une étude de conception. À l’inverse, une capacité limitée à basse température ne signifie pas qu’aucune rénovation n’est possible : des travaux sur l’enveloppe, les émetteurs ou le réseau peuvent modifier la situation.

Les documents destinés à l’assemblée doivent expliquer cette articulation. Notre guide sur la préparation de l’assemblée générale rappelle que les copropriétaires doivent pouvoir comprendre le périmètre technique, le coût et le financement du projet avant de voter.

Qu’est-ce que la flexibilité énergétique d’un bâtiment collectif ?

La flexibilité énergétique désigne, de manière générale, la capacité d’un bâtiment ou de certains de ses équipements à adapter dans le temps leur consommation, leur stockage ou leur production d’énergie.

Cette adaptation peut par exemple viser à :

  • décaler certains usages vers des périodes plus favorables ;
  • moduler le fonctionnement d’un chauffage sans dégrader le confort ;
  • valoriser une production renouvelable locale ;
  • utiliser un stockage thermique ou électrique ;
  • réduire certaines pointes de consommation ;
  • mieux coordonner les équipements techniques du bâtiment.

Dans une copropriété, cette notion dépend beaucoup de la régulation, de l’automatisation, du mode de chauffage, des équipements installés et de la qualité de leur pilotage.

Une information, pas une promesse automatique d’économies

La présence d’une capacité de flexibilité ne garantit pas, à elle seule, une réduction immédiate des charges.

Pour qu’elle produise un bénéfice réel, il faut notamment vérifier :

  • les équipements effectivement pilotables ;
  • les contrats d’énergie ;
  • les réglages ;
  • la compétence de l’exploitant ;
  • les habitudes de fonctionnement ;
  • les investissements nécessaires.

Le DPE 2027 pourra donc signaler un potentiel. Sa valorisation opérationnelle devra ensuite être étudiée dans le cadre du projet de rénovation ou d’exploitation.

7. Nouvelle mention A0 : quels bâtiments pourront être concernés ?

L’arrêté introduit une mention A0 pour les bâtiments ou logements considérés comme « à émissions nulles » selon les conditions qu’il fixe.

Cette mention ne doit pas être comprise comme une simple subdivision décorative de la classe A. Elle traduit une qualification supplémentaire liée à la performance énergétique, aux émissions sur site et aux sources d’énergie utilisées.

Conditions mentionnées pour certains DPE 3CL-DPE 2021

Pour certains DPE établis selon la méthode 3CL-DPE 2021, la mention A0 suppose notamment :

  • une étiquette énergétique A ou B ;
  • l’absence de système de chauffage utilisant des énergies fossiles sur site ou à proximité ;
  • l’absence de système de production d’eau chaude sanitaire utilisant des énergies fossiles sur site ou à proximité ;
  • le recours aux sources d’énergie prévues par l’arrêté.

La qualification devra être vérifiée à partir du texte et des données réelles du DPE. Il ne suffira pas qu’un immeuble dispose d’un équipement renouvelable pour bénéficier automatiquement de la mention A0.

A0 ne signifie pas nécessairement absence totale de consommation. La notion de bâtiment à émissions nulles repose sur une très haute performance, une quantité d’énergie nulle ou très faible et l’absence d’émissions de carbone sur site provenant de combustibles fossiles, selon le cadre défini par les textes applicables.

Pourquoi cette mention peut-elle compter pour une copropriété ?

Elle peut constituer un indicateur de très haute performance et valoriser un programme de rénovation particulièrement ambitieux.

Mais elle ne doit pas devenir l’unique objectif du projet. Une copropriété doit aussi tenir compte :

  • du coût des travaux ;
  • de leur faisabilité technique ;
  • du confort d’été et d’hiver ;
  • de la maintenance ;
  • des charges futures ;
  • de la durée de retour sur investissement ;
  • des capacités financières des copropriétaires.

8. Comment utiliser le DPE 2027 avant un vote de travaux ?

Le DPE peut contribuer à éclairer une décision, mais il ne doit pas être utilisé seul pour engager un programme lourd.

Avant une assemblée générale, le conseil syndical devrait rapprocher :

DPE collectif → audit énergétique → PPPT → devis → financement → résolution d’AG.

Information du DPE 2027 Document à rapprocher Contrôle JUDEXIMMO
Durée de vie du chauffage Contrat d’entretien, historique des pannes, étude de remplacement Le calendrier de travaux est-il cohérent ?
Fonctionnement basse température Étude thermique et devis du futur système Le scénario technique est-il réaliste ?
Production renouvelable Factures, relevés de production, étude photovoltaïque ou thermique La contribution annoncée est-elle justifiée ?
Flexibilité énergétique Contrat d’exploitation, régulation, équipements de pilotage Le potentiel peut-il être réellement utilisé ?
Mention A0 Données du DPE et systèmes énergétiques Les conditions réglementaires sont-elles réunies ?

Il faut également vérifier la qualification du professionnel lorsqu’un audit énergétique complète le DPE. Notre article consacré à la qualification du professionnel réalisant l’audit énergétique en copropriété détaille les justificatifs à demander.

Lorsque plusieurs scénarios de travaux sont soumis au vote, les majorités applicables en copropriété, la répartition des dépenses et le calendrier des appels doivent être vérifiés séparément.

9. Méthode de contrôle JUDEXIMMO pour les DPE établis à partir de 2027

Ce que nous constatons lors de nos audits

  • un DPE collectif lu uniquement à partir de l’étiquette finale ;
  • une production renouvelable mentionnée sans rapprochement avec les équipements réels ;
  • une durée de vie du chauffage reprise comme une échéance certaine ;
  • un projet de pompe à chaleur décidé sans étude du fonctionnement à basse température ;
  • une capacité de flexibilité présentée comme une économie immédiatement disponible ;
  • des devis qui ne correspondent plus au scénario énergétique étudié ;
  • une mention A0 présentée comme accessible dès lors que l’immeuble dispose de panneaux photovoltaïques ;
  • un ancien DPE considéré comme automatiquement invalide en raison du changement de modèle ;
  • un DPE encore valable mais techniquement dépassé après plusieurs modifications de l’immeuble ;
  • une assemblée générale appelée à voter sans disposer des études complémentaires nécessaires.

Checklist du conseil syndical

  • ✓ Vérifier la date d’établissement du DPE.
  • ✓ Identifier la méthode utilisée.
  • ✓ Contrôler la source énergétique principale indiquée.
  • ✓ Recenser les équipements renouvelables réellement présents.
  • ✓ Vérifier la production renouvelable annoncée.
  • ✓ Examiner la durée de vie estimée du chauffage.
  • ✓ Rapprocher cette durée de l’historique d’entretien.
  • ✓ Vérifier l’existence d’une climatisation collective ou privative concernée.
  • ✓ Examiner la capacité de fonctionnement à basse température.
  • ✓ Identifier les équipements participant à la flexibilité énergétique.
  • ✓ Vérifier les conditions d’une éventuelle mention A0.
  • ✓ Rapprocher le DPE de l’audit énergétique et du PPPT.
  • ✓ Comparer les scénarios avec les devis soumis à l’AG.
  • ✓ Vérifier le financement et le fonds de travaux.
  • ✓ Ne pas confondre diagnostic, étude de conception et devis d’exécution.

Pour les programmes importants, ces contrôles peuvent être intégrés à un audit indépendant de copropriété portant sur les documents techniques, les contrats, le financement et les décisions d’assemblée générale.

Principaux textes applicables

Référence Objet Source officielle
Arrêté du 11 juin 2026, publié au JORF du 13 août 2026 Nouvelles informations du DPE applicables au 1er janvier 2027 et mention A0 Journal officiel du 13 août 2026 — lien direct à compléter dès indexation consolidée sur Légifrance
Arrêté du 31 mars 2021 relatif au DPE des bâtiments d’habitation Contenu, méthode et modèles du DPE résidentiel Légifrance
Directive (UE) 2024/1275 du 24 avril 2024 Performance énergétique des bâtiments et bâtiments à émissions nulles EUR-Lex

Questions fréquentes

Quand le nouveau DPE entre-t-il en vigueur ?

Les nouvelles dispositions prévues par l’arrêté du 11 juin 2026 entreront en vigueur le 1er janvier 2027.

Quelles sont les principales nouvelles informations du DPE 2027 ?

Le DPE précisera notamment la production renouvelable sur site, sa part dans la consommation finale, la source énergétique principale et la durée de vie restante du chauffage et, le cas échéant, de la climatisation.

Qu’est-ce qui change spécifiquement pour les bâtiments collectifs ?

Le DPE devra renseigner certaines capacités du bâtiment et du système de chauffage en matière de flexibilité énergétique et de fonctionnement à basse température.

Qu’est-ce que la mention A0 ?

Il s’agit d’une mention destinée aux bâtiments ou logements considérés à émissions nulles selon les conditions fixées par le texte, notamment en matière de performance, d’absence d’énergies fossiles sur site et de sources d’énergie utilisées.

Un logement classé A bénéficiera-t-il automatiquement de la mention A0 ?

Non. La classe A ne suffit pas. Les autres conditions prévues par l’arrêté doivent également être réunies.

Les anciens DPE deviennent-ils automatiquement invalides en 2027 ?

La seule modification du contenu du DPE ne permet pas de conclure à une invalidité automatique. Il faut vérifier la date, la validité propre du diagnostic et les éventuelles dispositions transitoires applicables.

Le DPE suffit-il pour voter une rénovation énergétique ?

Pas nécessairement. Pour des travaux importants, il doit être rapproché d’un audit énergétique, d’études techniques, de devis, du PPPT et du plan de financement.

Pourquoi la basse température est-elle importante pour une pompe à chaleur ?

Certains systèmes sont plus efficaces à basse température. Il faut toutefois vérifier l’isolation, les émetteurs, le réseau et les besoins réels du bâtiment avant de conclure à la faisabilité du projet.

L’analyse JUDEXIMMO Conseil

Le DPE 2027 apportera des informations plus utiles pour comprendre la trajectoire énergétique d’un bâtiment collectif. La durée de vie du chauffage, la basse température, la production renouvelable et la flexibilité peuvent aider le conseil syndical à identifier plus tôt les investissements à préparer.

Ces nouvelles données ne doivent cependant pas être transformées en décisions automatiques. Une durée de vie restante est une estimation. Une capacité de flexibilité est un potentiel. Une aptitude à fonctionner à basse température doit être confirmée par l’étude du réseau et des émetteurs. Une mention A0 suppose le respect de plusieurs conditions.

La valeur du nouveau DPE dépendra donc de la manière dont il sera rapproché des autres pièces : audit énergétique, PPPT, contrats de chauffage, historique d’entretien, devis et plans de financement.

Le conseil syndical devra également vérifier que le programme finalement proposé à l’AG correspond réellement aux caractéristiques mises en évidence par le diagnostic. Un DPE très complet ne sécurise pas un vote si les devis concernent un autre scénario ou si les conséquences financières n’ont pas été expliquées.

La bonne lecture consiste à séparer trois niveaux : ce que le DPE décrit, ce que les études techniques recommandent et ce que l’assemblée générale décide effectivement de financer.

Votre copropriété prépare un DPE collectif ou un programme de rénovation pour 2027 ?

JUDEXIMMO Conseil peut contrôler la cohérence entre le DPE, l’audit énergétique, le PPPT, les devis, les contrats et les éléments soumis au vote de l’assemblée générale.

Cette analyse permet d’identifier les informations manquantes, les hypothèses à confirmer et les points de vigilance avant l’engagement des travaux.

Demander une analyse du dossier énergétique.

Pour compléter cette analyse, consultez également notre article sur les limites dans lesquelles le syndic peut décider seul de travaux et notre guide sur les erreurs d’assemblée générale pouvant fragiliser une décision.